Deux vaches Aubrac mangent le foin au râtelier, dans l'étable de la Ferme du Graillou

Repères chiffrés

Les chiffres de l'Aubrac

Race, département, circuits courts : les données, avec leurs sources.

Avertissement

Comment lire cette page

Les chiffres qui circulent sur l'élevage sont rarement datés et presque jamais sourcés. Cette page fait l'inverse : chaque donnée porte son année, son périmètre et un lien vers la publication d'origine. Aucune n'a été produite par la ferme.

Deuxième règle : quand les sources divergent, c'est écrit. Les effectifs d'une race bovine, par exemple, varient selon l'organisme qui compte, l'année retenue et la définition employée — « têtes », « vaches » ou « vaches de plus de trois ans » ne désignent pas la même chose. Présenter un seul chiffre comme la vérité serait plus commode, et moins honnête.

La race

Une race passée tout près de la disparition

L'Aubrac était une race à trois fins : travail, lait d'estive, viande. La mécanisation a supprimé le premier usage, la fin de la traite en montagne le deuxième. Restait la viande, où d'autres races affichaient de meilleurs rendements. Les éleveurs ont croisé massivement, et le cheptel s'est effondré.

Vaches Aubrac en France, 1958 – 2024

L'effondrement, puis le redressement. Chaque point est daté et sourcé dans le tableau ci-dessous.

Évolution du nombre de vaches Aubrac en France de 1958 à 2024 274 000 vaches en 1958, 102 000 en 1972, un minimum de 56 000 en 1979, puis une remontée à 170 000 en 2014 et 245 000 en 2024. 0 100 000 200 000 300 000 changement de source 274 000 56 000 245 000 1958 1972 1979 2014 2024

Les trois premiers points proviennent de l'organisme de sélection de la race, les deux derniers du GEB. Les définitions ne sont pas strictement identiques d'une source à l'autre : la courbe donne la tendance, pas une série homogène. Le détail figure dans le tableau.

Effectifs de la race Aubrac en France
AnnéeEffectifPérimètreSource
1958274 000vachesOS Race Aubrac
1972102 000vachesOS Race Aubrac
197956 000vaches — minimum historiqueOS Race Aubrac
2014170 000têtesGEB, cité par Web-agri
2024245 000vachesGEB, cité par Web-agri
2025plus de 270 000vaches de plus de 3 ansOS Race Aubrac

Deux faits méritent d'être retenus. L'Aubrac est aujourd'hui la quatrième race allaitante française, loin derrière la Charolaise et la Limousine qui dépassent chacune le million de vaches. Et c'est la seule grande race allaitante dont le cheptel progresse : sur dix ans, la Charolaise et la Blonde d'Aquitaine ont perdu de l'ordre de 20 % de leurs effectifs.

C'est dans cette histoire que se place le choix de la ferme : conduire 80 mères en race pure, sans croisement. Les qualités qu'on prête à l'Aubrac — rusticité, vêlage sans assistance, aptitude à valoriser une herbe pauvre — sont précisément celles que le croisement dilue en premier.

Le département

Le Cantal, un pays d'herbe et de bovins

Repères sur le Cantal et son plateau
DonnéeValeurAnnéeSource
Bovins présents dans les exploitations458 800fin 2024INSEE
Planèze de Saint-Flour, superficieenviron 25 000 hasite Natura 2000Préfecture du Cantal
Planèze, altitude930 à 1 300 msite Natura 2000Préfecture du Cantal

La Planèze est un plateau basaltique, dont la roche a donné en se décomposant une terre profonde. Bonne terre, mais haute et froide : c'est un pays d'herbe plutôt qu'un pays de cultures, ce qui explique la densité de bovins du département.

Le document officiel de gestion du site signale un point rarement cité : les prairies de fauche fleuries y régressent, en surface comme en diversité, sous l'effet de l'intensification et de la fertilisation par lisier. Les mesures agro-environnementales du secteur visent justement à les maintenir. C'est ce qui donne son sens à la mention « foin de prairie naturelle », qu'on retrouve partout sans qu'elle engage grand monde.

Les circuits courts

Acheter en direct, en chiffres

La vente en circuit court en France métropolitaine, recensement agricole 2020
IndicateurValeur
Exploitations agricoles recensées389 779
Part vendant en circuit court23 %, soit environ 90 000 exploitations
Parmi elles, part dont la vente à la ferme est le premier canalprès de deux tiers
Exploitations en agriculture biologique vendant en circuit court53 %
Exploitations conventionnelles vendant en circuit court19 %

Source : Agreste, Primeur n° 2023-5, d'après le recensement agricole 2020.

Une précision de vocabulaire qui change tout : au sens officiel, un « circuit court » est une vente directe ou avec au plus un intermédiaire. La définition inclut la vente à distance. Un produit acheté en circuit court n'est donc pas nécessairement local, et l'inverse est vrai aussi. La vente à la ferme, elle, ne laisse aucune ambiguïté sur ce point : c'est le producteur qui vous sert.

Pour comparer concrètement les circuits — vente à la ferme, marché, magasin de producteurs, plateforme en ligne — avec les limites de chacun, le dossier producteur local près de Saint-Flour entre dans le détail.

Réutilisation

Vous pouvez citer ces chiffres

Journalistes, étudiants, autres éleveurs : ces données sont publiques et leurs sources sont liées une par une. Reprenez-les, mais citez la source d'origine plutôt que cette page — l'INSEE, Agreste, l'organisme de sélection de la race ou la préfecture du Cantal selon le cas. C'est chez eux que la donnée sera mise à jour.

Si vous relevez une erreur ou un chiffre devenu obsolète, dites-le-nous : la page contact est là pour ça, et une correction vaut mieux qu'un chiffre qui traîne.

Derrière ces chiffres, un troupeau de 80 mères à Cézens. La boutique est ouverte toute la semaine.

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